Réforme du chômage : la demande d'aide alimentaire grimpe dans les CPAS bruxellois

À Berchem-Sainte-Agathe comme ailleurs, les centres publics d'action sociale voient affluer de nouveaux publics fragilisés par la limitation des allocations.
Les effets sociaux de la réforme du chômage commencent à se mesurer sur le terrain. Dans plusieurs communes bruxelloises, les CPAS constatent une hausse sensible des demandes d'aide alimentaire, portée par des personnes dont les allocations ont été réduites ou supprimées à la suite de la limitation dans le temps des droits.
À Berchem-Sainte-Agathe, les travailleurs sociaux décrivent des profils nouveaux : des demandeurs d'emploi de longue durée basculant vers le revenu d'intégration, mais aussi des travailleurs à temps partiel dont les compléments ont fondu, et des familles monoparentales pour qui le moindre choc budgétaire — une facture d'énergie, une rentrée scolaire — suffit à faire basculer l'équilibre.
Les banques alimentaires confirment la tendance à l'échelle du pays : les volumes distribués progressent d'année en année, et les associations peinent à suivre, entre dons en berne et coûts logistiques en hausse. Certaines épiceries sociales instaurent des listes d'attente, une situation inédite dans plusieurs communes de la capitale.
Les fédérations de CPAS demandent au fédéral une évaluation rapide des effets de la réforme et un refinancement structurel : chaque exclusion du chômage, rappellent-elles, se traduit mécaniquement par un transfert de charge vers les communes. Le gouvernement, de son côté, défend une réforme censée accélérer le retour à l'emploi, et renvoie aux dispositifs d'accompagnement renforcé mis en place avec les régions.
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Article rédigé par la rédaction du Beffroi. D'après la chaîne d'information bruxelloise BX1.