Choc iranien : la Banque nationale ramène la croissance belge à 0,6 % en 2026

La guerre en Iran inflige un choc temporaire à l'économie belge, mais 90 000 emplois devraient être créés d'ici 2028, selon les dernières projections.
La Banque nationale de Belgique a revu sa copie. Dans ses projections macroéconomiques de juin, l'institution estime que le conflit en Iran provoquera un choc temporaire sur l'économie belge : la croissance du PIB retomberait à 0,6 % en 2026, contre 1 % l'an dernier, avant de se redresser progressivement pour atteindre 1,3 % en 2028.
Le marché du travail devrait toutefois faire preuve de résilience : environ 90 000 emplois seraient créés entre 2026 et 2028. Le taux de chômage augmenterait légèrement mais resterait bas en comparaison historique, dans un marché de l'emploi qui demeure tendu malgré le ralentissement conjoncturel.
Les économistes de l'UCLouvain dressent un tableau voisin : leur institut de recherches prévoit une inflation moyenne de 2,9 % cette année, freinant le pouvoir d'achat des ménages, déjà affecté par la réforme du chômage et les mesures d'austérité prises aux différents niveaux de pouvoir. Le raffermissement attendu en 2027 reste suspendu à la stabilité de la situation au Moyen-Orient.
Reste le talon d'Achille budgétaire : le déficit public flirterait avec les 5 % du PIB cette année, un niveau qui place la Belgique parmi les moins bons élèves de la zone euro. Le comité de monitoring souligne que les efforts consentis demeurent insuffisants pour stabiliser la dette, alors même que les dépenses de défense et le vieillissement pèsent de plus en plus lourd sur les finances publiques.
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Article rédigé par la rédaction du Beffroi. D'après les projections de la Banque nationale de Belgique et de l'IRES (UCLouvain).